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Chansons et slams d’alerte, d’indignation, tintés d’ironie. Au menu, quelques titres
extraits pour une bonne part du CD : «Après le déluge», épuisé un an après sa parution
en 2007, mais aussi des CD «Être», «Vie vent», «L’élan» et du p’tit dernier:
«L’Inespéré»… sans oublier une chanson intemporelle de Léo Ferré (« Madame la
misère»). Alcool fort diront certains, à l’écoute de ces odes à l’éveil… Mais qu’on se
rassure : on peut aussi se retrouver de l’autre côté du miroir pour tenter d’échapper
au pire.


Dans les années 2000, on voyait déjà se profiler le monde de 2018… ses potentielles
démesures, ses résistances. Avec quelques émergences pavloviennes déjà bien envahissantes
: Portable… Malbouffe… Internet… Réchauffement climatique : tout ça
s’annonçait bruyamment sur fond de lieu commun et de dérives chroniques : Newâge
distrayant, Assédic sélectif (Pôle emploi de l’époque), machisme ordinaire,
politiciens lampistes… Il y avait à l’époque quelques plaies béantes planétaires,
préfigurant celles d’aujourd’hui : Tchétchénie, Palestine encore et toujours…, Sans
grande variation sur les méthodes employées (non-droit, violence et dictature). Je
prétendait appartenir à ce que l’on nomme aujourd’hui les «Lanceurs d’alerte»,
avec ma petite plume acérée d’artisans chanteur, n’ayant que l’embarras du choix
quant aux luttes à mener… Cohérence avec la discrétion de ma carrière hors norme.
Et nous voilà en 2018 : confirmées durablement toutes ces conquêtes initiales quasi
irréversibles ! En réécoutant ces odes à l’indignation – teintées parfois d’humour ou
d’ironie –, presque que toutes créées dans la décennie de 2001 – 2010, J’ai éprouvé
l’intime (mais atterrante) conviction qu’elle ne semblaient pas avoir pris une ride…
Avec malgré tout, comme un inespéré pointant à l’horizon, sous l’aiguillon de cette
jeunesse qui gronde, parfaitement imprévisible.

Maurice Benin, été 2018