Les temps sont incertains : Hulot démissionne, Macron macronise (et que peut-
il faire d’autre ?).

Les tourterelles annoncent prudemment le retour de l’hiver.

Il sera doux comme il se doit : c’est l’avantage du « dérèglement climatique »…

A qui profite le crime ?

Aux vendeurs de merguez et de bateaux-croisières en Méditerranée ?

Les hérissons dépérissent.

Bon débarras disent les vipères et les rats (qui quittent le navire).
Ma mère a lu sur le journal local qu’un nouvel adjudant-chef avait été nommé à

la gendarmerie. Tout semble normal.

Et pourtant, dans l’air, comme un goût d’incertain, d’étrange,

d’irrémédiable…

Sacrebleu, nos colères seraient-elles homologuées elles aussi ?
Y-a-t-il de la place pour un quelconque « Inespéré » dans ce ballet monotone, ce
bel agencement des désordres : animal-végétal-humain-planétaire ?
Internet nous précipite dans la folie douce d’un choix sans limite.

Dans une soif aveugle et insatiable.

Nous sommes livrés à nous-mêmes. Contraints de nous autoréguler dans cette
libre circulation de l’illimité… De pratiquer la résistance, la sobriété (si possible
heureuse) : S’abstenir, renoncer. A la place du butinage permanent.
Les journaux, les médias, ne nous parlent quasiment plus du flux incessant des
réfugiés aux frontières de l’Europe. Des noyés en Méditerranée. Des camps et
des quotas. Des massacres en Syrie. Des conséquences de Fukushima…

Normal, ça ne fait plus scoop.

On a d’autres chats à fouetter : Impôt à la source, Hulot qui démissionne
(justement), quelques inondations dans le Lot et le tiercé gagnant…

En octobre, je vais lancer mon pavé dans la mare :
« Hé basta ! », un nouveau disque.

Encore ?!… Oui, oui, mais celui-ci sera un peu différent des précédents :

Il parlera de survie, de résistance et de fraternité.

Il épinglera nos viriles ascendances, quelques-unes de nos dérives chroniques.

C’est dire s’il sera iconoclaste et politiquement incorrect.

Humoristique même parfois…

Achetez-le si vous voulez en savoir plus : ça lui permettra d’exister !!

 

Morice Benin, le 7 septembre 2018