Je suis peut-être un incorrigible paléolithique (concernant le maniement d’internet)… Vous vous rendez compte ? : Je n’arrive toujours pas à m’afficher sur une page « Facebook ». Je m’en sers comme une boite aux lettres (Fanny et Hugo veillent à me communiquer tous les messages). Je me coupe  de cette opportunité fabuleuse de discutions permanentes, et surtout de susciter des concerts… Va et vient incessant desimmédiatetés réactives : Surtout ne pas perdre un instant !

J’assume : Le filtre pratique de la messagerie-mail et la vitrine d’un Site me suffit amplement…

Je vis cela comme une sorte de retrait libre et consenti.
Mais ça ne signifie aucunement que je ne veuille plus chanter… au contraire !

Ne disposant plus de secrétariat-tournées et encore moins d’agent, je suis tributaire désormais des propositions de concerts directes. C’est la limite de mon choix, préférant me concentrer sur la parution du nouveau prochain disque : Hé basta !  J’écris beaucoup. J’anime quelques ateliers de par chez moi… et déjà un prochain disque se profile à l’horizon 2019 :

                                                                              Pour une retraite, c’est plutôt actif…

Dans l’échiquier du monde, deux chantiers me sont absolument prioritaires :

–         La survie climatique de notre planète avec la protection de sa biosphère (Nous devons bien cela à notre descendance).

–         Cette crise migratoire devant notre porte et ce devoir d’accueil

(C’est ça ou les laisser mourir).
Tout le reste est de l’ordre de l’intime, du secondaire ou de l’accessoire (J’ai appris à élaguer avec l’âge…).

« Agir localement, penser globalement » préconisait René Dubos…

J’y rajoute : « « Réfléchir d’accord, mais agir surtout » !

Depuis ma montagne Dioise, l’existence parait paisible et immuable.

Hors des pressions sociales, des déchirements, des scoops incessants…

Partir chanter m’invite alors à aller mesurer la température du vaste monde. J’ai la sensation, partout, de région en région, que quelque chose bouge. Pourtant tout semble plombé dans un attentisme monocorde.
Hulot démissionne. Cela ne fait plus scoop : On s’habitue à tout. Même à l’Aquarius mis à quai. Macronmacronise tranquillement, persuadé qu’il sera l’unique rempart libéral à cette peste brune du repli sur soi identitaire… Mais quelque chose frétille dans ce que l’on nomme obscurément la Société civile. On retient son souffle. Quelque chose qui demande à naître, qui ne se résigne pas et participe à ma joie intime….

Morice Benin, le 16 octobre 2018