Vous avez-vu comme Internet nous ravine, nous fascine ?

Est parvenu -juste en quelques années- à nous compter parmi ses plus inconditionnels adeptes ?

Quitte à jouer (encore) au vieux radoteur, je vais vous parler de mon libre arbitre à ne pas y souscrire : Rétif que je reste face à la maille facebookienne et autres farces et attrapes consenties.
Je sais que de plus en plus de mes amis s’y adonnent allégrement (petit clin d’œil au comparse de chant Bruno Ruiz, orateur infatigable dans la vraie vie et sur la toile à présent…). Argument majeur : Utiliser les moyens de communication de notre époque pour ne pas laisser les marchands et les thuriféraires s’en emparer…

L’argument est de taille, mais voilà : je ne m’y retrouve pas. Je veux dire que je ne sais pas où je suis dans ce supermarché des immédiatetés, des tout et de son contraire.

Alors pourquoi le ferai-je ? Pour être plus connu ? Reconnu ? Pour appeler les miens à se compter en débattant inlassablement dans l’Agora addictif ?…

Pardon pour ce pavé dans la mare. Qui plus est, en utilisant l’outil même !

Cherchez l’erreur, la contradiction, voire la schizophrène attitude

Mais Internet n’est que le reflet de notre socio-culture : Je vis pleinement dedans sans pour autant en accepter les dérives.

 Alors permettez-moi ce petit pavé dans la mare.
En 2019, le pas de côté est difficilement tolérable, sauf à être admis d’office dans un EPPHAD (et encore, on serait capable de venir me donner des cours de rattrapage…).

Justement, je sors d’un Stage de récupération de points-permis, où un des stagiaires (une jeune de 40 ans !), en apprenant mon âge, s’est exclamé : « Et tu fais encore un stage ?! ». Comme s’il était parfaitement déplacé d’être toujours dans le circuit (trafic dirait Cabrel). Il voulait dire sans doute : « A ton âge, on attend la fin, c’est tout… ». C’est précisément contre cette idée de finitude que je me bats. Avec joie et ténacité. Non que je refuse le vieillissement en m’accrochant désespérément aux branches, mais parce que j’ai trop de gratitude pour la vie qui circule en mon corps et dans mon esprit : Je prends delà comme un cadeau inespéré, une invitation à poursuivre…

Il m’est venu cette pensée philosophique, l’autre jour :

« Le paradis, c’est l’enfer du décor »…
J’étais content de moi. Je vous laisse réfléchir.
Bon courage à tous les maquisards. Prenez soin de vous,

Morice Benin, le 11 février 2019.